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 Terrace Moher - Révérend du petit grand village de New York

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Comique

Messages : 54
Points : 105

MessageSujet: Terrace Moher - Révérend du petit grand village de New York   Mar 31 Déc - 23:45







Terrace Moher

feat ∆ Iain Glen

40 ans || Prête || Degré de folie : 1%


Me Myself and I


[Récupération du personnage de George Stewart]

40 ans. Prête. Il est cet homme, cette silhouette tenace et fugitive entre les quatre murs de la cathédrale de Saint-Patrick qu'il a pris en charge depuis 1994.
Homme de bien, il est porté vers autrui ; homme de rien, il ne possède que ce qu'il peut donner par charité. Son regard, tous les matins, se promène désillusionné sur la grande rue perpendiculaire au presbytère, se promène d'une promenade oculaire lente, inadaptée au rythme extérieur. Il a ce que l'on nomme un regard critique; il est juste parmi les justes, aux soins des pauvres gens, remède et digne conseiller des âmes, source de savoir pour tous; il guérit ce que le société néglige.
De par sa vocation, Mgr Moher a l'oreille fine: il écoute les confessions, il attrape au vol les rumeurs de possession. Un jeune homme troublé évoque effectivement ces choses que l'on ne peut voir le jour, à la clarté des cieux, sous le règne de la divinité. Ces rumeurs insidieuses, serpentines, ont percé l'âme de Mgr Moher. Lui qui, depuis longtemps prie contre le sol, face plaqué, la divinité qui règne ci-haut, lui qui, suite à ses prières, entendait une voix murmurer, qu'un simple jeu de perspective détourne la voix de la conscience en la voix du malheur. Ainsi angoissé, ébranlé, Mgr Moher enquête sur son âme et sur l'âme d'autrui: que de présages l'informent de la lente transfiguration de New York en Pandémonium, capitale des Enfers. Obéissant à la vertu, il tente de préserver le plus d'âme possible, mais une telle quête tend à perdre son sens lorsque le héros doute.



Degré de folie



Si Monseigneur Moher côtoie la folie, ce n'est qu'indirectement. Il reçoit jour après jour les confessions des pauvres gens de New York. Comme mentionné ci-dessus, il enquête sur les transformations sociales ayant cours dans la ville ainsi que sur celle qui se trouve en lui, car effectivement, sa croyance est mise ne doute. Quel aveugle spectateur! Il entend souvent, lorsqu'il se promène près de la cathédrale, les remarques vives et voraces des jeunes adolescents, ces âmes fuyantes et déjà perdues: « vieux fou! », « homme dépassé », « cloîtré, séquestré, isolé! Homme seul! » Ainsi, d'un regard extérieur, son existence attentive aux autres, réceptive des malheurs, patiente et rédemptrice, possède toutes les apparences de la marginalité. Son siècle sécularisé ne tolère plus le pari de croire, pari fait depuis si longtemps. Si la folie s'apparente à la marginalité, il n'est guère insolite de dire que Mgr Moher est l'un de ces fous qui n'a pas perdu la raison, ni la maîtrise de soi.



Histoire



Né de parents athées inavoués, incroyants sans le croire vraiment, il a été élevé avec deux jeunes frères, Dimitri et Alexis. Son sens de la justice apparut rapidement, mais il n'était évidemment pas relatif à ses croyances. À cette époque, l'idée même d'un Dieu le répugnait, comme beaucoup de ses semblables. La justice se manifesta à lui lorsqu'une nuit, alors qu'il était sensé rejoindre son frère Dimitri dans un petit bar à coin de Lenox Avenue et de la rue...., en plein cœur de Harlem. Un clochard aux regards bourrus se recroquevillait contre ses couvertures sales. Terrace passa devant lui, sans s'arrêter, sans même le regarder. Le pauvre homme lui dit des paroles incompréhensibles, mais l'accent et la rusticité des mots n'était pas équivoque: cette adresse l'attaquait. Dissimulé comme un piège à ours, une équipe de policier vint à leur rencontre et s'enquiert du problème: rapidement, le clochard se fit embarqué. Cet événement prononça la première rupture en l'âme de Terrace. Dans un premier temps, il prit soudainement conscience de la réalité, de l'existence de cet homme, puis de tous ces hommes qui traînaient nuits et jours dans la rue, sans lieu où s'arrêter, sans horizon. Oui, ils existaient et cela, c'était leur vie. Dans un deuxième temps, il prit conscience de leur misérable condition: étaient-ils des hommes ou des chiens, à vivre ainsi? Depuis cet temps, il chercha à rendre l'humanité aux hommes.
Un an plus tard, force d'échecs et de prise de conscience de plus en plus lucide, il en vint à croire que tout était vain. À quoi donc servait ses dons? À quoi donc servait son engagement dans la cité labyrinthique? Peu importe la voie empruntée, il se heurtait à un cul-de-sac ou bien il tournait sur ses pas sur un chemin circulaire. Aussi fut-il (futile) l'initiateur d'une pétition signée par deux milles citoyens envers et contre la nouvelle loi qui servait à nettoyer les rues et les avenues de New York. On voulait une ville hygiénique, accueillante pour les touristes. Accueillir autrui, pensait-il, en niant l'existence des pauvres gens de la cité? Non. En ce "non" se formait toute sa pensée. À force de dire "non", il en avait oublié le "oui" et toute la clameur de la tristesse implosa un jour en le coeur de Terrace. Ses actions futiles, éphémères, le portèrent à cet instant où, levant le regard au ciel, en jetant son poing à la figure du vide, il s'écroula contre un réverbère en sanglot. Rapidement, une porte s'ouvrit à côté de lui: un homme en toge noire lui fit signe d'entrer, de venir se réchauffer, car c'était l'hiver dans la ville et dans son âme. C'était son second moment décisif: un lieu, l'église; des bras accueillants, ceux de la divinité; une vocation, la confession et le pardon. Chérir les âmes avec les mots. Cette transfiguration de l'homme en saint se fit brusquement, sans cheminement intérieur. Voilà quels étaient les pouvoirs du désespoir. Il rend l'homme susceptible de se bouleverser d'un pôle à l'autre.
.


Vous

Chien de chiasse ∆ 18 ans ∆ C'était le forum de jeu de rôle le plus intéressant et le plus esthétique en ce qui concerne Alice au pays des merveilles ∆ Pardon! J'ai déjà répondu! ∆ [?] ∆ Oui, c'est pourquoi j'ai pris un personnage au "bas de l'échelle". ∆ Rira bien qui rira le dernier.


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Invité
Invité


MessageSujet: Re: Terrace Moher - Révérend du petit grand village de New York   Mer 1 Jan - 17:15

Bienvenue Terrace!!   
Quelle belle présentation (comique avec les jeux de mots ^^) et ton personnage est très intéressant, j'ai hâte de voir comment il va évoluer!
Je valide ta fiche à l'instant même (tout est parfait, serait-il possible de trouver quelque chose à redire? Razz). N'oublie pas de faire ta fiche de rp ici et tu peux également passer faire une fiche de relation, quoique ce n'est pas obligatoire.
J'espère que tu t'amuseras parmi nous! ^^
Bon jeu!
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Terrace Moher - Révérend du petit grand village de New York

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